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Équateur – Plonger aux Galapagos : Le Top De La Biodiversité

En 2020, je devais m’envoler pour cette destination rêvée de nombreux passionnés de plongée à la rencontre d’une biodiversité incroyable. C’était sans compter un petit virus qui nous a obligé de bousculer nos plans. Finalement, de reports en espoirs, je décolle en mars 2022 pour aller plonger aux Galapagos.

Pourquoi il faut absolument aller plonger aux Galapagos 

Je ne spoile rien en disant que c’est THE PLACE TO BE. La destination où l’on peut absolument tout voir sous l’eau. Requins, tortues vertes partout, murènes, iguanes, requins-baleines, dauphins, lions de mer, bancs de poissons, raies…

Mais en surface, c’est également d’une richesse impressionnante.

L’archipel, situé à +/- 1000 km des côtes équatoriennes, est composé d’une quarantaine d’îles volcaniques. Très clairement, c’est le paradis des amoureux de nature et une destination au top de la biodiversité mondiale. Fous à pattes bleues, frégates, tortues géantes, iguanes… En surface et sous l’eau, c’est impressionnant. J’étais conquise.

Les Galapagos sont devenues un parc national en 1959 permettant à un tourisme organisé de se développer. Bonne nouvelle, lors de la COP26 en novembre 2021, l’Équateur a décidé d’élargir la zone à plus de 60.000 km2 supplémentaires, créant ainsi une zone protégée immense et préservée.

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Croisière ou plongée du bord ?

Il faut le savoir, la navigation est longue pour atteindre les îles reculées de Darwin et Wolf. 

Mais la croisière est certainement le seul moyen que vous aurez d’aller explorer les plus beaux sites de plongée des Galapagos. Il existe des formules et clubs qui partent à la demi-journée ou à la journée. Cependant, ils ne pourront vous emmener que vers des sites relativement proches avec des visibilités parfois médiocres.

Question fréquentation, pas de soucis, la mer est grande et les plongeurs relativement peu nombreux. De plus, le nombre de bateaux pouvant aller sur Darwin et Wolf (les îles très éloignées où sont présents les requins-marteaux) sont limités. Vous ne verrez pas de grands rassemblements de plongeurs là-bas.

Une baie sur l'île de Wolf aux Galapagos.

Mon choix

Pour ma part, comme je voulais découvrir les îles reculées du nord, c’est la formule croisière que j’ai choisie.

Les plongées s’enchainent durant toute la durée du séjour à un rythme de 4 plongées par jour. C’est intense et fatiguant. Le rythme est invariablement le même. Première plongée à 6h30, dernière à 15h30. Entre ces deux créneaux, il faut caler le petit déjeuner et la pause de midi. Les plongeurs et plongeuses profitent de chaque instant pour faire la sieste. En effet, il ne faut pas hésiter à faire l’impasse sur l’une ou l’autre immersion, même si sur cette destination au bout du monde, il est compliqué de « renoncer ». Il reste important de se reposer, car, c’est bien connu, la plongée fatigue. Perso, j’en ai zappé 2 ou 3.

Sur le bateau, l’équipage veille aussi à l’hydratation. Un verre d’eau est proposé au plongeurs lorsqu’ils sont équipés, juste avant la mise à l’eau. Du jus de fruits et du chocolat chaud les attendent à la sortie. L’objectif est de ne pas laisser la déshydratation nous mettre en danger.

Hélène Adam montre son matériel de plongée sur le bateau Master Galapagos.

Les repas sont copieux et variés. L’ambiance est excellente dans ce groupe international mêlant des passionnés venus des 4 coins du monde. Etrangement, 6 personnes parlent le néerlandais sur le bateau. Alors, je suis un peu transportée dans mes plongées en Zélande.

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Retour d’expérience

Sans conteste, j’ai adoré aller plonger aux Galapagos même si j’ai été déçue de leur face cachée.

Par contre, j’ignore ce qui m’a le plus plu : l’immersion dans la nature, l’éloignement avec le reste du monde, la puissance de l’océan, l’originalité des rencontres… l’organisation et la vie sur le bateau, le groupe, les balades sur terre. Tout était PARFAIT !

Un départ tout en douceur 

Il faut dire que lorsque le bateau a quitté le port de San Cristobal sous un ciel radieux, je ne m’attendais à rien de particulier. La première plongée de « contrôle du lestage » était courte et offrait peu de visibilité.

Le jour suivant, nous avons eu le bonheur d’aller faire une balade sur terre pour aller voir les fous à pattes bleues, les cormorans et les iguanes.

Un iguane regarde la mer.

Ensuite, nous nous sommes immergés dans une eau plutôt froide, plutôt « verdache » (ressemblant un peu à certaines carrières du nord) et pour dire vrai, assez pauvre. Cela le temps d’une plongée de réadaptation. Pendant que le reste de la palanquée partait à la recherche de l’un ou l’autre animal marin, j’en ai profité pour tournoyer avec un poisson-coffre très curieux. Enfin, nous avons mis le cap sur les îles du Nord.

Banc de poissons.
Hélène Adam avec un poisson coffre aux Galapagos.
Les îles du nord

Durant la traversée, il était curieux de constater que des oiseaux nous suivaient. Comment faisaient-ils pour continuer leur vol la nuit si loin des côtes ? 

Le spectacle ce soir là était au-dessus de nos têtes où la Voie lactée s’étendait, majestueuse.

Les plongées sur Darwin et Wolfs rivalisaient de beauté. Le premier requin arrive… ça y est, c’est parti. Entre les bancs de requins-marteaux, les dauphins (immenses), la multitude de poissons multicolores, les tapis d’étoiles de mer et d’anguilles jardinières gigantesques ou encore les grottes cachées dans la roche, difficile de pouvoir fixer son regard.

Sur Darwin, le temps était gris et la pluie battait parfois la surface de l’océan alors que nous remontions donnant une impression toute particulière à nos immersions.

Plonger aux Galapagos avec les dauphins.
L'île de Darwin sous la pluie.

Au contraire autour de l’île de Wolfs, les tombants chargés de verdure conféraient à l’île un aspect sauvage, dépaysant. Les plongées suivaient le même esprit en étant diversifiées et quelque fois mystérieuses. Notamment celle à l’intérieur d’une grotte assez longue et grande dans laquelle les lions de mer et tortues parvenaient à nous surprendre.

En surface, les oiseaux nous observent et viennent parfois à notre rencontre.

Aux Galapagos, les oiseaux n'ont pas peur de nous.
Retour au centre 

Après quatre jours loin des îles du centre, nous les avons regagnées. Les iguanes marins, les lions de mer, les pingouins et autres cormorans qui filaient sous l’eau donnaient tout son sens au fait d’être venu plonger aux Galapagos.

Des petits ennuis

Peut-être est-ce dû au vent plus frais ou à la température de l’eau qui flirtait avec les 18°C. Toujours est-il que j’ai attrapé une otite externe. Pas de chance. Pourtant, j’étais prudente. Oui, mais voilà ! Bien heureusement, un couple de plongeurs m’ont offert une bouteille de gouttes magiques. En une nuit, tout était réparé (mais en vrai j’ai tout de même dû continuer le traitement 7 jours).

C’est également le moment où mon appareil photo principal a décidé de tomber en panne. En effet, l’objectif refusait de faire la mise au point. Vous imaginez la frustration ? 

J’ai donc dû me rabattre sur mon TG6 (sans flashs) et sur mon Divevolk qui était bien heureusement de la partie.

Finalement me suis-je dit, cette panne me permettait peut-être de jouir encore plus de l’instantanéité de mes plongées. Alors, je suis devenue philosophe et en ai largement profité.

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Un pingouin croise une tortue près d'Isabela en allant plonger aux Galapagos.
Santa Cruz

Alors que nous avions effectué nos dernières plongées à Bartolomé, nous avons pu remettre pied à terre. Quelle impression étrange de revenir à la vie. De récupérer du réseau. De voir des gens. Dans la ville de Puerto Isidro Ayora, au lieu de visiter le zoo aux tortues, mon binôme et moi avons décidé de flâner le long des quais. Observant là des iguanes marins, là des lions de mer, qui tous prenaient paresseusement le soleil, entourés des cris des enfants qui se jetaient à l’eau avec bonheur.

Cette excursion avait la saveur de ce coin du bout du monde et le goût de la fin de notre voyage aux Galapagos. Mais c’était bien.

Plonger aux Galapagos : Les sites que j’ai particulièrement appréciés

Darwin et Wolf

Deux îles perdues en plein milieu de l’océan à plus de 20 heures de navigation. (Inutile de vous préciser l’importance là-bas d’être équipé d’une balise de secours). Plonger aux Galapagos se mérite parfois !

Ici, c’est la folie sous l’eau. L’eau est chaude et claire. Les courants puissants. La vie sous-marine juste exceptionnelle. Impossible de savoir où poser son regard. Il y a des animaux à voir absolument partout. Au début, je me retourne vers une tortue, une murène en pleine eau. Et puis tout devient « normal » parce qu’il y en a partout. Tout comme le reste de la faune. Mais je comprends très vite que l’on ne vient pas ici pour ça. Ici ce sont les bancs de requins-marteaux que l’on espère. Et lorsqu’ils pointent leurs têtes reconnaissables parmi toutes, le temps s’arrête et plus rien d’autre n’existe, que nos coeurs qui communient avec l’océan… et les flashs de nos appareils photos qui crépitent.

Les îles de Darwin et Wolf sont impressionnantes. Inhabitées, elles ont un côté sauvage fascinant. Sur la première, même si l’arche est effondrée, c’est son côté mythique qui interpelle. Lorsque j’y suis, le temps est plutôt couvert. Les dauphins sont partout autour de nous. La seconde est plus étirée. La caldera effondrée nous permet de naviguer à l’intérieur. Les spots sont variés.

La plongée sur ces îles du nord est sauvage, surprenante, époustoufflante. J’adore.

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Un banc de requins marteaux.
Plonger aux Galapagos à Darwin.
L'île de Wolf au large des Galapagos.
Cabo Douglas

Sans aucun doute la plongée la plus originale du séjour. S’immerger avec les iguanes marins est une expérience vraiment folle que j’ai ADORÉE. C’est une plongée unique au monde.

Un iguane marin s'élance vers la surface.

C’est également l’endroit où j’ai pu, pour la première fois, tournoyer en compagnie d’un lion de mer d’humeur joueuse. C’est probablement l’expérience la plus extraordinaire de mon séjour (Ok, je suis bon public, j’admets). En développant mes photos, j’ai pu constater que même au palier, pendant que je faisais un selfie, elle n’était pas si loin.

Helene fait un selfie avec un lion de mer.
Fernandina

Coincée tout à l’ouest de l’île d’Isabela, le spot de Fernandina, à la punta Vicente Roca, est réputé pour ces poissons-lune (Mola-mola). Mais également pour les pingouins qui viennent s’y baigner. La nature est ainsi faite, je n’étais pas dans le bon groupe pour apercevoir ni les mola-molas ni les pingouins (l’autre groupe a pu les observer). Il n’en reste pas moins qu’à mes yeux, le tombant de Fernandina est le plus beau tombant du monde ; tant du point de vue des couleurs que de la vie sauvage qui grouille tout son long. J’ai d’ailleurs décidé de lui consacré un article complet.

Un tombant illuminé de l'île d'Isabela aux Galapagos.

La vie sous-marine

Profusion, sérénité et exclusivité. Ce sont les trois mots qui me viennent naturellement à l’esprit lorsque je pense à la vie sous-marine là-bas. En effet, plonger aux Galapagos, c’est avant tout vous immerger dans un environnement absolument exceptionnel. 

Les animaux marins ne semblent nullement effrayés de notre présence. Pareil sur terre, c’est plutôt à nous de nous méfier. Les oiseaux se laissent approcher, les iguanes aussi. C’est comme s’ils n’avaient pas imprimé dans leurs cerveaux que les êtres humains pouvaient être dangereux pour eux. Quelle chance !

Des milliers de poissons passent autour des passionnés qui vont plonger aux Galapagos.

Sous l’eau, les lions de mer viennent à notre rencontre pour jouer quand ils ne sont pas occupés à chasser. Les iguanes marins se laissent approcher, les tortues, raies et autres poissons sont si proches que vous ne savez parfois pas éviter de les toucher. Les murènes se baladent en pleine eau. On ne regarde plus les tortues (qui sont partout), raies, murènes… tellement il y a des requins et autres lions de mer

La vie sauvage n’est pas farouche. Les poissons viennent tout près de nous et les murènes se baladent en pleine eau. De leur côté, les requins n’ont que faire de notre présence. Partout, la nature est sauvage et préservée. En fin de journée, les raies mantas sautent hors de l’eau proposant des instants magiques.

Hors plongée : quelles activités faire aux Galapagos ?

Outre le fait d’aller plonger aux Galapagos, ces îles permettent de s’adonner à de nombreuses activités, toutes orientées vers la nature.

  • Observer toutes les espèces endémiques, un pur bonheur.  
  • Monter observer le panorama à Bartolomé. 
  • Découvrir les tortues terrestres vieilles de plus de 100 ans. 
  • S’émerveiller devant les lions de mer vautrés sur les quais de San Cristobal. 
  • Visiter l’île exotique de Floreana. 
  • Pénétrer dans les tunnels de Cabo Rosa
  • Sourire devant les fous à pattes bleues de Seymour Norte. 
  • S’amuser dans les sports marins proposés. 
  • Profiter d’une journée de farniente sur la plus belle plage de l’île dans la baie de Tortuga. 
  • Randonner autour du Volcan actif Sierra Negra.

Perso, je n’ai pas vu les tortues géantes, car sur l’après-midi à Santa Cruz, le seul moyen de les apercevoir était d’aller visiter une sorte de zoo où elles étaient dans des enclos. Comme je n’aime pas du tout les zoos, j’ai opté pour un apéro près du port. Chacun son truc.

L'île de Bartolomé aux Galapagos.

Informations pratiques :

Quand partir plonger aux Galapagos ?

Il n’y a pas de bonne ni de mauvaise réponse. Les Galapagos se visitent toute l’année. Sous l’eau par contre, vous pourrez observer une faune un peu différente selon les saisons.

Il existe donc deux grandes saisons. La saison chaude de janvier à mai avec des températures très agréables (de 23 à 30°C ). C’est durant cette période que vous pourrez aussi profiter de quelques averses plutôt courtes, mais impressionnantes vues sous eau. La mer est généralement calme et le vent plus faible. La saison froide de juin à décembre est plus froide (+/- 20°C), comme son nom l’indique, mais également plus sèche. Durant cette saison, le vent est plus fort et la mer plus agitée.

Sous l’eau, les températures vont aller de 18° à 26°C durant la saison chaude. Elles seront plus fraîches de juin à décembre.

Question vie sous-marine, vous aurez, par exemple, plus de chance de croiser des mantas en saison chaude. Mais vous apercevrez les requins-baleines en saison froide. Le meilleur moment pour observer les requins-marteaux s’étale de juin à septembre.

Après, tout reste une question de nature, de temps… et d’un peu de chance.

Variété de poissons que l'on peut voir en allant plonger aux Galapagos.

La plongée aux Galapagos : pour qui ?

En raison des courants forts principalement sur les îles de Darwin et Wolf, les plongées requièrent un niveau minimum de plongeur « Advanced », autonome à -30 m et ayant au minimum 50 plongées.

Pour ma part, je pense que c’est trop peu. Pour être à l’aise et profiter pleinement de ce voyage onéreux, attendez d’avoir de l’expérience dans les mers à courant. Et au moins une centaine d’immersions. Je vous assure que même avec ça, certains plongeurs et plongeuses avaient du mal à être sereins et, très clairement, les plongées étaient stressantes pour eux.

Vous devez également être relax point de vue de votre consommation d’air. J’ai vu des personnes être en stress en voyant leur manomètre descendre tout proche de la réserve alors que nous étions à -15 m sans paliers obligatoires. N’hésitez pas à réserver une bouteille de plongée de 15 litres au lieu de 12 pour avoir l’esprit tranquille.

Du NITROX, rien que du NITROX

J’ignore comment cela se passait sur les autres bateaux de croisière, mais sur le nôtre, le NITROX était vivement recommandé. En réalité, tous les gonflages s’effectuaient au NITROX, sans distinction. Avec le coût supplémentaire associé, of course !

Si cela peut paraitre excessif, le fait de faire jusqu’à 4 plongées par jour durant 10 jours va rapidement saturer votre corps en azote. Aussi, même si les immersions ne sont pas trop profondes, le NITROX va vous permettre de ralentir cette saturation. Car les plongées sont nombreuses, et longues. Je ne peux que vous conseillez de choisir la plongée au NITROX si vous partez plonger aux Galapagos en mode croisière. Il s’agit d’un véritable acte de prévention des accidents de plongée. Surtout que sur les îles du nord, il vous faudra une vingtaine d’heures de navigation pour revenir vers le caisson.

Un lion de mer tournoie sur lui même.

Quel équipement prévoir ?

Il faut prévoir une combinaison de plongée adaptée et suffisamment chaude. Même si les thermoclines fort marquées vous feront peut-être avoir trop chaud dans les 10 premiers mètres (surtout dans les îles isolées du nord), croyez-moi, plus bas, on apprécie la petite couche supplémentaire. Préférez donc une combinaison semi-étanche ou une 7mm. Ou encore, une 5 mm avec une sous-couche comportant une cagoule intégrée. Pensez aussi que même si vous êtes à l’Équateur, les courants froids font tomber les températures de l’eau de manière relativement inconfortable. La température de l’eau peut descendre jusqu’à 16 degrés.

Prévoyez également des gants, des bottillons (en saison froide surtout) et une cagoule. Les courants qui « chassent » dans vos oreilles pourraient vous jouer de mauvais tours. Gardez à l’esprit qu’il est important de protéger ses oreilles en plongée.

Si vous planifiez d’aller à Darwin et Wolf, un crochet (hook) sera bien utile pour ne rien abimer.

Question sécurité, n’oubliez pas votre parachute de palier, un sifflet, une lampe et une balise GPS personnelle de sécurité. Les courants peuvent être violents sur les îles du nord et vous êtes très loin des côtes. Mieux vaut pouvoir se signaler si on se retrouve perdu en mer. Certains bateaux conseillent d’ailleurs vivement aux plongeurs d’être équipés d’une telle balise.

Enfin, si vous êtes passionnés de photos sous-marines, pensez à emporter un deuxième appareil en back up. Il est fâcheux d’avoir une panne et de ne rien avoir d’autres pour immortaliser les merveilles évoluant devant vos yeux.

Une tortue vient voir un plongeur dans les eaux de Darwin aux Galapagos.

Combien ça coûte ?

Cher, vous en doutiez ?

La solution moins onéreuse est probablement de rester à terre et de plonger à la journée… quoique. Il existe de très nombreux spots de plongée autour des îles habitées. Vous pourrez donc plonger aux Galapagos aussi de cette manière. Mais les tarifs des clubs de plongée sont salés. Comptez entre 150 et 250$ pour une journée de 2 plongées. De plus, cette option vous fera peut-être manquer les plus belles observations marines. Il me semble important au moins d’aller voir les iguanes marins à Cabo et, à ma connaissance, les clubs de plongée n’y vont pas à la journée.

Si vous choisissez un séjour « sur terre », veillez à le programmer en allant sur plusieurs îles. Les déplacements se font en ferry entre les îles habitées.

Les croisières de plongées sont évidemment la solution la plus adaptée aux rencontres sous-marines. Cependant, ces séjours en bateau, qui n’ont rien à envier à ceux que vous trouvez en Égypte, vous coûteront plusieurs milliers d’euros pour une semaine (encore plus pour 10 jours). Le budget est conséquent pour aller plonger aux Galapagos entre 3500 et plus de 6000$ pour une croisière. Autant le savoir.

De plus, les pourboires sont généralement de l’ordre de 10 à 15%. Cela également sur le prix de votre croisière. Même si elle vous a déjà couté 5000$. Ils ne sont pas obligatoires, mais sont pratique courante. Pour cela, vous devrez prévoir de l’argent liquide.

Un iguane marin paraisse sur le port de Puerto Isidro Ayora à Santa Cruz aux Galapagos.

Comment s’y rendre

D’Europe, il existe de nombreuses compagnies qui desservent l’Équateur. Notez cependant qu’il vous faudra obligatoirement faire un arrêt soit à Quito, soit à Guayaquil. De là, vous prendrez un autre vol vers les Galapagos.

Le ticket d’avion jusqu’en Équateur vous coûtera entre 900 et 1500€ AR. À cela, vous devrez ajouter le billet vers les Galapagos pour +/- 400€ AR.

Pour ma part, comme j’avais décidé de passer quelques jours à Quito, j’ai dû faire un stop supplémentaire, à l’aller et au retour, à Guayaquil. Un arrêt avec interdiction de faire quoique ce soit (même consulter votre smartphone en mode avion ou aller aux WC) durant 45 minutes.

D’autres détails

  • Il n’y a pas (à ma connaissance) d’opérateurs francophones sur place. Pour aller plonger aux Galapagos, il est indispensable d’avoir un minimum de compétences en anglais ou en espagnol. À moins de partir en groupe, ne comptez pas sur une éventuelle personne qui serait encline à faire la traduction. Vous vous retrouverez vite isolé sur les bateaux accueillants des plongeurs de tous horizons. De plus, tous les briefings se feront en anglais.
  • Ne sous-estimez pas la possibilité d’avoir froid dans l’eau… et en surface. Même à la saison chaude, prévoyez un bon pull pour les soirées (voir un coupe-vent), un pantalon long et un bonnet pour vos oreilles.
  • En journée, le soleil tape fort. Prévoyez de la protection solaire respectueuse des coraux.
  • Aussi, emportez avec vous une trousse de pharmacie complète.
  • La profondeur maximum des plongées est de -30m
    En réalité toutes les immersions se feront entre -15 et -25m, là où il y a des animaux à observer.
  • En croisière, ne comptez pas pouvoir faire vos stories habituelles ou communiquer avec vos amis via les réseaux sociaux. Effectivement, en mer, il n’y a tout simplement aucune connexion, même avec une carte téléphone du pays. Pourquoi mettraient-ils des antennes sur des îles inhabitées ?
  • Conseils : prévoyez aussi de l’argent liquide ($ américain) lors de votre arrivée aux Galapagos. Vous devrez vous acquitter d’un droit d’entrée de 100$ par personne à l’aéroport pour pouvoir en franchir les portes. Autant le savoir

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Raie aigle dans les eaux de Darwin en allant plonger aux Galapagos.

Cela en vaut-il la peine ?

Il y a des curiosités qui ne s’observent qu’aux Galapagos, et qui sont sensationnelles. Mais c’est peut-être l’ensemble de la biodiversité, sous et au-dessus de l’eau, qui émerveille le plus. Sa richesse est inestimable et incite encore plus à préserver les océans. Plonger aux Galapagos m’a donné ce sentiment de pénétrer des zones quasi vierges, d’être « seuls au monde ». J’y ai trouvé absolument tout ce à quoi je m’attendais et je ressortais avec des étoiles dans les yeux de chaque immersion. Bien sûr, le prix et la durée du voyage peuvent évidemment représenter un frein. Si cela n’en est pas un pour vous… foncez !

LIRE | Le Chant Puissant Des Océans

Plonger aux Galapagos, ça vous tente ? Vous y avez déjà été ? 

Dites-moi cela en commentaire de ce post.

Et surtout… n’oubliez pas d’être heureux/heureuse 🤗

Hélène