À la découverte de Raja Ampat

François Vandenbosch est un lecteur du blog. Il y a quelque temps, il me propose, pour la section « récit de voyages de plongée », un retour d’expérience sur Raja Ampat.

Délibérément décalé par rapport à ce que l’on peut habituellement lire sur cette destination, son récit ne cache en rien les dégradations dont nous sommes également responsables.

Aussi, j’ai eu à cœur de donner la parole à François pour son retour entre émerveillement et déception.

Les « Quatres Rois »

Les Raja Ampat. Ces deux mots, que l’on peut traduire par « les 4 rois » et qui se rapportent à une légende locale, sont sur les lèvres de très nombreux voyagistes spécialisés dans la plongée. En quelques années, cette destination est devenue la nouvelle Mecque de tous les plongeurs du monde entier. La nouvelle destination tendance. Au centre du triangle de corail, à la rencontre entre le Pacifique et de l’océan Indien, cet endroit abrite la plus grande diversité de coraux durs de la planète. On y compte plus de 550 espèces différentes. De l’immense raie Manta aux minuscules hippocampes pygmées. En passant par les crustacés aux formes étonnantes ou les bancs de poissons tellement compacts qu’ils cachent le soleil. Mais également les gorgones étalant leurs bras au-dessus des abysses. Les Raja Ampat ne peuvent pas vous laisser indifférent.

Une croissance vertigineuse

Groupe d’environ 1500 îles situées à l’ouest de la Papouasie occidentale, cette province reculée d’Indonésie n’a acquis sa renommée que très récemment, au début du troisième millénaire. Seul un vol par jour relie la capitale Jakarta à la porte d’entrée des Raja Ampat, la ville portuaire de Sorong. Cette dernière a vu sa population augmenter de 15% entre 2010 (190 000 habitants) et 2014 (220 000 habitants), date du dernier recensement officiel. C’est également un port important dans la logistique de la prospection de gaz et de pétrole.
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Raja Ampat, une zone protégée

Le gouvernement indonésien est parfaitement conscient de l’intérêt biologique de cette région. De très larges zones sont protégées et les accès aux parcs marins sont limités sous la forme d’un droit de passage dont doit s’acquitter chaque bateau, à la manière des frais d’entrées dans les parcs nationaux américains. En plus de permettre de payer du personnel de surveillance (rangers), il permet également d’investir dans des opérations de conservation ou tout simplement de rapporter de l’argent autrement qu’en exploitant les ressources naturelles du milieu.

Raja Ampat : le côté clair

Ma femme et moi sommes partis en voyage dans ce paradis exotique en fin d’année 2019. Lors d’une croisière d’une dizaine de jours et une trentaine de plongées. Nous avons été éblouis par la richesse des eaux tropicales. 

Aussi, j’ai eu envie de partager nos découvertes. Mais aussi vous faire part de la réalité de la situation. Et quoi de mieux pour illustrer cela qu’une anecdote à propos de la première plongée du voyage !

Check Dive entre émerveillement et déception

Lors de ce type de croisière, il est habituel d’effectuer ce que l’on appelle une « check dive » ou plongée de réadaptation. C’est une plongée qui s’effectue sur un site ne présentant aucune difficulté technique. Le but est d’ajuster son matériel et de découvrir l’environnement. Dans notre cas, elle s’est effectuée à moins de 5 kilomètres du port de Sorong. Au cours de notre immersion, nous avons vu un requin tapis et deux hippocampes pygmées, soit deux espèces emblématiques des Raja Ampat. 

À la première plongée ! J’étais réellement bouche bée ! 

Requin-tapis (Orectolobus hutchinsi), aussi appelé wobbegong, en train de dormir dans une infractuosité pendant la journée à Raja Ampat.

D’un autre côté, je suis aussi tombé sur un boulier chinois déjà recouvert d’algues. Ces deux observations (une biodiversité incroyable et des signes de pollution) pourraient résumer l’impression globale que me laisseront les Raja Ampat : même au paradis, les hommes laissent leurs marques.

Tout au long du séjour, l’océan ne cessera de nous combler de cadeaux. En voici quelques-uns.

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Boulier chinois retrouvé lors de la check dive à proximité de Sorong à Raja Ampat.

Rencontre avec les raies mantas…

La première rencontre avec une raie Manta est toujours magique. Nous étions sur une corniche du récif sur le site «Magic Mountain», au bord du tombant. Soudain, notre regard est attiré par une forme dans le bleu, d’abord indistincte, puis qui se précise. Une raie Manta océanique s’avance, avec une élégante lenteur pleine de grâce. Elle passe à quelques mètres de moi, va voir ma femme et repart vers le large hors de notre vue.

La rencontre aura duré moins d’une minute. Mais il s’agit d’un instant suspendu dans le temps.

Ces animaux paisibles filtrent l’eau pour se nourrir de plancton. Leurs deux nageoires céphaliques situées de chaque côté de la bouche leur ont donné le surnom de « diable de mer ». Le pattern de leurs taches noires ventrales permet d’identifier un individu en particulier, un peu comme une empreinte digitale. Aux Raja Ampat, il est possible de rencontrer deux espèces, la grande raie Manta (dite « océanique » – Mobula birostris) et la raire Manta de récif (Mobula alfredi).

Raie Manta rencontrée lors de la plongée sur le récif d’Arborek.

… et leurs accompagnateurs !

Ces géants sont accompagnés dans leurs pérégrinations d’énormes bancs de poissons (carangues et barracuda principalement) en quête de nourriture.

Pour attirer ces prédateurs, les guides ont quelques techniques maison. Le plus souvent, ils prennent une bouteille en plastique qu’ils emmènent avec eux, y soufflent quelques bulles d’air et frottent leur instrument improvisé avec une tige en métal. Le bruit provoqué simule un craquement répété, un peu comme l’écrasement de cartilage lorsqu’une proie est attrapée. Et cela fait effet ! Les carangues changeaient immédiatement de direction et quelques requins pointe noire apparaissaient comme par magie au cours de la plongée.

Pour les sardines ou harengs, la technique est un peu différente. Le parachute de palier est très faiblement rempli d’air et déployé en pleine eau au bout de quelques mètres de cordage. En le tirant puis en le relâchant, le parachute de palier effectue des mouvements similaires à un bouchon. Cela a pour effet de rassembler les individus en un banc compact, comme si notre guide avait réussi à les prévenir d’un danger imminent.

Banc de carangues.

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Au cœur du corail de Raja Ampat

Avoir la tête dans le bleu, c’est bien. Mais dans les eaux indonésiennes, il faut aussi parfois se mettre le nez dans le corail. Les hippocampes pygmées sont d’étranges créatures. Tout d’abord, parce que ce sont des hippocampes. C’est le seul poisson qui nage en position verticale. De plus, ses mâchoires sont fusionnées en un tube pouvant aspirer ses petites proies. Et enfin, c’est le mâle qui porte les jeunes ! 

Mais, les hippocampes pygmées ont une particularité supplémentaire : leur taille. 

Bien qu’assez courant, partir à la recherche dans les gorgones d’un poisson mimétique de la taille d’un ongle relève du défi ! Et cela devient carrément mission impossible quand il vit dans une forêt d’hydraires sur les rochers. Le plus facile pour les localiser est de créer un courant d’eau vers la gorgone d’un revers de la main sans la toucher. Si de petits mouvements brusques sont détectés, il est fort probable que nous ayons affaire à un hippocampe pygmée. Le guide emportait également une loupe pour nous aider à le voir. 

Hippocampe pygmée Denise (Hippocampus denise) à Raja Ampat.

À propos des hippocampes

Lors de notre voyage, nous avons rencontré trois espèces différentes. La plus connue, l’hippocampe pygmée rose, découvert dans les années 70 (Hippocampus barbiganti). Vient ensuite l’hippocampe Denise (Hippocampus denise), découvert en 2003 et présent sur un autre type de gorgones. Enfin l’hippocampe pygmée de Pontoh (Hippocampus pontohi), découvert seulement en 2008 et à côté duquel nous serions sûrement passés à côté sans l’oeil expert de notre guide. 

L’écologie et la répartition exacte de ces espèces sont encore très mal connues et des découvertes sont régulièrement faites dans le monde des hippocampes pygmées. Réaliser une photo nette de ces organismes demande beaucoup de patience. En plus de leur taille, il faut que l’hippocampe se positionne correctement. De plus, il est fréquent aux Raja Ampat que la gorgone sur laquelle il a élu domicile se situe au-dessus du vide. Il y a donc très peu de points d’appui. Enfin, le courant peut également être gênant. Réussir sa mise au point devient alors une prouesse d’équilibriste.

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Trois espèces à découvrir

Les hippocampes pygmées ne sont pas les seuls animaux étranges dans ces contrées. Les crustacés ne sont pas en reste ! Je vous parlerai ici principalement de 3 espèces.

Tout d’abord, le crabe orang-outan (Achaeus japonicus). Pour trouver cette étrange créature, il vous faudra fouiller les coraux à bulles (Plerogyra sinuosa). Vous pourrez ainsi rencontrer une mini araignée de mer dont la carapace semble être recouverte d’algue rouge, et dont la couleur fait penser à la fourrure d’un orang-outan.

Crabe orang-outan (Achaeus japonicus) dans son corail à bulles (Plerogyra sinuosa).

Viens ensuite le crabe boxeur (Lybia tessellata). Ce petit crabe mesurant 2 centimètres au maximum a la particularité de se balader en tenant en permanence deux petites anémones dans ses pinces modifiées. Il utilise les anémones pour capturer ses proies qu’il peut ensuite consommer. Lorsqu’il mue, il pose ses anémones le temps de faire peau neuve avant de les reprendre en main. De nouveau, sans l’aide du guide, je serai passé complètement à côté de cette espèce remarquable.

La dernière espèce est une crevette, la crevette des comatules (Laomenes amboinensis). Comme son nom le précise, on la trouve dans les comatules (comme quoi, les scientifiques ne sont pas toujours tordus). Immobile, de même couleur que son support, son mimétisme empêche les plongeurs de la trouver facilement. Encore une fois, notre guide (un papou pur jus) l’a débusqué pour nous ! Tels des caméléons, elles adaptent leurs couleurs à celles de la comatule dans laquelle elles ont élu domicile.

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Le lac aux méduses

Une approche compliquée… 

Lors de notre croisière, nous sommes passés à côté d’un lac à méduse. En effet, bien que le plus connu se situe dans l’atoll de Palau, iconisé en 1982 par National Geographic, ce n’est pas le seul lac aux méduses du monde. On peut en retrouver 3 rien qu’aux alentours de l’île de Misool. Et il y en a également à Bornéo ou au Sulawesi.

Cela dit, le lac aux méduses des Raja Ampat se mérite. Ici, pas de ponton où amarrer ses barques ou de chemin tout tracé. Les embarcations nous laissent sur le sommet du récif. Les deux pieds dans l’eau, nous progressons jusqu’à une corde qui nous permet d’escalader les deux premiers mètres de l’île quasi à la verticale. Ces îles calcaires sont façonnées principalement par l’eau. La mer la grignote par le bas, créant de petits surplombs et la pluie verticale façonne des pointes acérées auxquelles il ne fait pas bon de se frotter. 

Une fois réellement arrivé sur l’île, il faut emprunter un chemin raide à travers la végétation pour grimper sur les flancs extérieurs de l’île avant de redescendre à l’intérieur. Entre les « marches » de presque 1 mètre de haut et des plans inclinés rendus glissants par la sueur et la pluie, le chemin n’est pas des plus évident, surtout la partie descente. Une fois arrivé aux abords du lac, il faut encore se mettre à l’eau de la manière la moins ridicule possible, en évitant de glisser sur les algues qui recouvrent les rochers par exemple.

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… avant la récompense

Cependant, une fois dans l’eau, la récompense est là : des centaines de méduses dorées (Mastigias papua etpisoni) pulsent dans une eau verdâtre. Les palmes sont interdites dans ce milieu. On revient donc à une approche minimaliste du milieu aquatique. Armé seulement de son maillot, son masque et son tuba (bon j’avais aussi mon appareil photo évidemment, il ne faut pas exagérer). Chose étrange, le contact avec ses méduses ne déclenche pas de piqûres. En effet, cette sous-espèce a la particularité d’avoir perdu son pouvoir urticant.

Pour se nourrir, elles font équipe avec des microalgues qu’elles hébergent et qu’elles promènent au soleil. En plus de cette espèce majoritaire, on peut également trouver quelques aurélies (Aurelia aurita) et quelques poissons coincés dans le lac. En raison de leur protection et parfois de leurs caractéristiques physico-chimiques (couche de sulfure dans le fond), ces lacs sont rarement explorés par les hommes. On se doute qu’il doit y avoir une connexion avec l’environnement extérieur, mais elle est rarement identifiée.

Paysage typique du lac de méduse à Raja Ampat.

Les autres richesses de Raja Ampat

Je pourrais encore vous parler (longtemps) de notre rencontre avec les poissons-perroquets à bosse, de la patate de corail abritant une famille de langouste, des timides anguilles jardinières, du requin pointe noire ne pouvant plus s’alimenter à cause d’un hameçon coincé dans sa gueule, de nombreuses tortues vertes, de la plongée sous la pluie à « Citrus Ridge » qui s’est terminée dans une mangrove ou encore de magnifiques coraux branchus de Melissa Garden, mais il est temps d’explorer l’ombre des quatre rois.   

Banc de bécunes (cousines des barracudas) très souvent rencontrés lors de notre séjour à Raja Ampat.

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Raja Ampat : le côté sombre      

Malgré tous ces superlatifs, les écosystèmes des Raja Ampat restent fragiles et menacés. Vous devez entendre cette litanie beaucoup trop souvent. Mais force est de constater que les populations humaines n’arrivent pas à retrouver leur place dans l’équation de la nature. 

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », disait un chimiste célèbre  

Lavoisier

Il n’empêche qu’une bouteille ou un sac plastique met plusieurs centaines d’années à se transformer. Et ce plastique se retrouve souvent dans la chaîne alimentaire. Pourtant, citer Lavoisier et se placer en prédicateur de la fin du monde pour un simple boulier chinois évoqué au début de cet article peut paraître excessif. Voici donc quelques observations supplémentaires.

Entre Misool et Dampier

La croisière explorait deux régions. 

L’île de Misool au sud de Sorong, où nous étions totalement coupés du monde. Et le détroit de Dampier à l’ouest, d’une richesse incroyable en raison des courants parfois très violents qui charrient nutriments et plancton. Pour la partie à Misool, il nous arrivait de croiser un rare bateau. Mais nous étions toujours seuls sur les sites de plongées.

Côté Dampier, ce n’était pas la même musique. Plus proche de Sorong, l’endroit est plus accessible et donc plus peuplé. Sans compter les nombreux hôtels construits sur toute île pouvant accueillir une construction humaine, le nombre de bateaux de plongeur explose et il n’est pas rare de se retrouver à 20-30 plongeurs sur un même site.

Bien sûr, on est encore loin de la situation en Égypte. Mais la renommée des Raja Ampat ne va pas diminuer à l’avenir. La clientèle chinoise est très nombreuse, notamment en raison de la proximité géographique. Mais aussi de l’augmentation du niveau de vie de la population dans ces régions.

Polémique sur Manta Ridge

Pendant le séjour, une plongée en particulier a fait polémique. Il s’agit de la plongée sur le site Manta Ridge. Un plateau corallien peu profond se termine par un tombant vertigineux atteignant facilement les 100 m de profondeur. Les courants sur ce site sont généralement très importants et créent des tourbillons et des courants qui peuvent vous aspirer vers le fond à des profondeurs importantes (plus de 40 mètres).

Il s’agit donc d’une plongée assez technique, mais extrêmement réputée. En effet, volant avec aisance dans le courant pour capturer leur nourriture, de nombreuses raies Mantas sont au rendez-vous (nous avons vu 5 individus différents). Pour éviter de devoir palmer contre le courant (ce qui est tout simplement impossible), nous nous équipons de crochets que nous coinçons entre deux coraux. Malgré cela, le courant changeait régulièrement de direction et nous projetait sur les coraux.

La polémique est donc la suivante : avec le crochet et le fait de devoir rester le plus proche du fond, les plongeurs endommagent les coraux. Lors de notre plongée, d’autres groupes étaient présents sur le site, ce qui représente environ une vingtaine de personnes en simultanée. Est-ce que la plongée en valait la chandelle ? Oui et non. Il est évidemment exceptionnel de pouvoir observer 5 raies Mantas qui nous survolent en nous frôlant presque les cheveux pendant 30 minutes. Mais j’ai personnellement du mal à profiter de la plongée, trop concentré sur le courant. Il s’agissait de ma première « hook dive » donc je manquais sans doute d’expérience. De plus, les conditions de courant sont variables et pas toujours aussi importantes. L’idée ici n’est pas de trancher en disant que les « hook dive » sont bien ou mal, mais d’alimenter votre réflexion sur le sujet.

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L’îlot plastifié du bout du monde

Enfin, la dernière anecdote est probablement la plus marquante. Le dernier soir de la croisière, il est prévu de trouver un banc de sable perdu au milieu de la mer et d’y contempler le coucher de soleil. Et nous ne sommes pas déçus ! La langue de sable étroite s’étirait sur quelques centaines de mètres. Le tout avec un point culminant à 2-3 m au-dessus du niveau de l’eau. Aucune trace de civilisation à l’horizon.

Quelques palmiers amenés par les courants avaient commencé à pousser. Mais ils ne dépassaient pas la taille d’un homme. En explorant un peu l’îlot, entre les coquillages et les morceaux de coraux morts, je suis assez surpris de trouver une bouteille de plastique, puis une deuxième, puis une troisième… Finalement, nous repartirons avec un sac plein de déchets en ne ramassant que la moitié de ce que nous voyons. Même sur cet îlot reculé, les courants marins apportent nos déchets.

Palmiers en train de pousser sur la langue de sable visitée en fin de séjour à Raja Ampat

L’île d’Arborek

Pour finir, parlons de l’île d’Arborek. Cette petite île isolée au milieu du détroit de Dampier accueille un village qui recouvre la quasi-totalité de l’île. Ses habitants vivent du tourisme. Mais également de la pêche et de la culture de bénitiers géants. Lorsqu’on plonge sur son récif, on peut également observer des récifs artificiels pour aider les coraux à se développer. La biodiversité est très riche : requin tapis, raie Manta et hippocampes pygmées. Le tout en une seule plongée.

Enfin, terminer sa plongée entre les piliers de la jetée en bois avec le soleil se rapprochant de l’horizon est tout simplement la plus belle expérience que nous avons eue. Sur terre, on peut se balader dans un village moitié village de vacances, moitié village indonésien. Mais ce qui nous a le plus marqués se trouvait dans les jardins des habitants. Nous étions proche de Noël et chaque maison avait une crèche placée en évidence devant la maison ainsi qu’une structure très originale. Un sapin de Noël fait en bouteilles de plastique ! Si on oublie le côté comique de la chose, cette sculpture résume le principe du recyclage.

Jetée d’Arborek sous l’eau.
Le fameux sapin de Noël en bouteille de plastique sur l’île d’Arborek.
Vue paradisiaque depuis la jetée de l’île d’Arborek.

En conclusion 

Les Raja Ampat méritent leur réputation. La biodiversité y est époustouflante. Les récifs sont en bonne santé et les rencontres exceptionnelles deviennent courantes. Bien que la pression touristique augmente, certains éléments permettent de garder espoir quant à la préservation du milieu. 

Tout d’abord, une prise de conscience du gouvernement et des populations locales de la richesse de leurs eaux. 
Ensuite, cette destination reste très isolée. Nous avons mis 2 jours pour arriver à Sorong : 12h de vol entre l’Europe et Jakarta. Puis encore 1h30 de vol jusqu’à Sorong après quelques heures d’attentes dans l’aéroport. De plus, le prix d’un tel voyage peut également limiter l’affluence des touristes. Cependant, ces deux derniers points peuvent évoluer en fonction de la demande. Nous verrons bien ce que l’avenir nous réserve.

Pour en savoir plus sur le voyage de François, vous pouvez visiter son site internet.
Toutes les photos de cet article sont celles de François, car en plus de raconter, il est un excellent photographe. Merci à lui pour ce partage.

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