Plongée et ménopause

Dans la vie d’une femme, les périodes se suivent, mais ne se ressemblent pas nécessairement. Nombreuses sont celles qui devront adapter leur pratique pour pouvoir concilier harmonieusement plongée et ménopause. 

Car, cette période toute particulière de la vie des femmes ne doit pas être un obstacle à la pratique de leur activité de loisir. D’autant que, tout comme leurs homologues masculins, les femmes sont nombreuses à pratiquer la plongée en étant seniors.

Afin de cibler les points d’attention à avoir pour ce moment de la vie des femmes, j’avais échangé avec Stéphanie, gynécologue, médecin hyperbare et plongeuse autour des précautions à prendre pour adapter la plongée à la ménopause.

Diminuer les charges lourdes

Pour s’assurer de vivre des immersions en toute sérénité, il convient de s’assurer avec son médecin des risques liés à l’ostéoporose. 

En effet, l’ostéoporose touche essentiellement les femmes même si les hommes ne sont pas toujours épargnés. Près de 40% des femmes de 65 ans et jusqu’à 70% des femmes de 80 ans et plus seront concernées par cette problématique.
Maladie du squelette principalement liée au vieillissement, l’ostéoporose rend les os plus fragiles et provoque des fractures. La ménopause, de par ses changements hormonaux, accentue le risque d’ostéoporose.

La probabilité pour une plongeuse senior d’être touché l’ostéoporose est élevée. D’où l’intérêt de réfléchir à adapter plongée et ménopause.

Si une femme souffre d’ostéoporose, elle doit mettre en place des astuces lui permettant de porter moins de charges lourdes. 
Privilégiez les plongées avec du matériel léger (vive les plongées en eaux chaudes). Mais également, organiser le déplacement de charges lourdes (lestage et bouteille) en se faisant aider de quelqu’un par exemple.
Il est utile aussi de ne pas refuser un petit coup de main pour mettre son bloc sur son dos. Ne pas jouer les superwomans au risque de se faire du mal. 

« vieille plongeuse » ou « plongeuse vieille » ?

Il faut faire la différence entre d’une part, une vieille plongeuse, une femme qui plonge régulièrement depuis longtemps. Et d’autre part, une plongeuse qui débute la plongée en étant plus âgée. 

Si dans les deux cas, les femmes doivent trouver le moyen de concilier plongée et ménopause, elles ne le feront probablement pas de la même manière. 

La plongeuse régulière aura probablement déjà réfléchi à adapter sa plongée au fur et à mesure des années. Elle doit néanmoins prendre garde à ne pas vouloir à tout prix, continuer à faire « comme elle a toujours fait ».

Pour la plongeuse qui débute sur le tard, il faut veiller avec elle à mettre en place des stratagèmes pour ne pas abîmer son ossature, ni la blesser.

Celle-ci n’est pas habituée aux gestes et mouvements. Elle devra en outre veiller à ne pas vouloir « en faire trop » pour montrer qu’elle est capable. Même si c’est un peu plus difficile pour le moral, une société conviviale et bienveillante doit aussi prendre en compte la possibilité des plus jeunes à aider les plus âgés.
C’est beaucoup plus sympa.

Nelly l’avait bien compris lorsqu’elle a commencé la plongée sur le tard.

Plongée et ménopause : les autres moyens de prévention

Tabagisme, alcoolisme, poids insuffisant et inactivité sont des facteurs qui vont augmenter le risque d’ostéoporose. 
Une fois de plus, il nous est conseillé de prendre soin de nous. 

Vous ou votre binôme êtes concerné par l’ostéoporose ? Quels sont vos trucs et astuces pour concilier plongée et ménopause ? 

Racontez-nous cela dans un commentaire ci-dessous. Partager c’est bien plus gai.

Et surtout… n’oubliez pas d’être heureux/heureuse 🤗

Hélène

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