Fermeture des caissons hyperbares, attention !

Les caissons hyperbares garantissent la possibilité d’intervention en cas d’accidents de plongée. Mais encore faut-il que ces caissons soient ouverts. Dans le contexte de pandémie de COVID-19 que nous vivons, comment agir en cas de fermeture des caissons hyperbares et/ou d’accès limité ? 

Personnel mis à disposition d’autres services, procédures plus longues (désinfections…), priorités à d’autres bénéficiaires…

Quelle position adopter en tant que plongeur et plongeuse exerçant une activité de loisir dans ce contexte ? 

C’est la question que je me suis posée après avoir été tout récemment en contact avec un responsable de caisson belge et un autre français. Le premier m’invitant à la plus grande prudence, le second à me questionner :

Peut-on continuer à pratiquer notre loisir dans un contexte où les soins en cas d’accident ne pourraient plus être garantis alors que nous sommes conscients de la fermeture des caissons hyperbares ? Ou lorsque le personnel médical est mobilisé pour d’autres actes liés à la pandémie ? 

Bien évidemment, j’ai eu envie de creuser le sujet et de partager avec vous les informations trouvées.

Fermetures de caissons hyperbares : effectives ou diminution des activités

En Belgique, les caissons hyperbares de Liège, Alost, Anvers (ZNA) et Charleroi sont d’ores et déjà indisponibles. En effet, il n’existe plus de caissons hyperbares disponibles pour le moment dans le Sud du pays… Là où la toute grande majorité des lieux de plongée sont situés.

Les autres caissons hyperbares sont disponibles uniquement pour les urgences vitales ou avec des restrictions pour traitements urgents ou non urgents.

Pourtant, aucune communication à ce sujet n’a encore été faite vers la communauté de plongeurs et plongeuses, incroyable non ?

Comportement attendu des passionnés de plongée 

Bien qu’il n’existe pas d’interdiction de plonger en Belgique à cette date (24 octobre 2020), les médecins hyperbares de la SBMH insistent sur différents points dont :

  1. Respect au maximum les règles de distanciations sociales. Même lorsque nous nous trouvons dans une activité de loisir.
  2. Privilégier les immersions à faible profondeur et de courte durée. Ceci, car les connaissances relatives à une infection cardiaque ou pulmonaire COVID-19 sont encore incomplètes concernant leurs impacts éventuels sur un accident de décompression ou un œdème pulmonaire d’immersion.
  3. Mise en garde quant aux plongées effectuées par des personnes en manque d’entraînement ou en reprise.
  4. Recommandation aux plongeurs et plongeuses de faire preuve de bon sens. Mais aussi de responsabilisation vis-à-vis de la situation au vu de la fermeture des caissons hyperbares. Ne pas perdre de vue que la situation est vraiment réduite en termes de possibilité d’accès au caissons. En effet, 4 d’entre eux sont fermés. Il existe donc pas moins de possibilités d’intervention proche de la plupart des lieux de plongée. 

Ils rappellent également que :

Hormis la disponibilité réduite de personnel médical et paramédical pour les traitements par oxygénothérapie hyperbare, le risque de transmission du virus SARS-CoV2 a également augmenté par le nombre accru de personnes contaminés mais asymptomatiques. Les difficultés pour organiser des consultations et traitements en conditions de protection individuelle, ne peuvent pas être sous-estimées.

SBMH

Plus d’informations et de recommandations sur leur site internet.

Comment se positionner ?

Bien sûr, à la lumière de ces informations, chacun et chacune devra prendre ses responsabilités quant à sa pratique de la plongée.

Cependant, face à ce nouvel appel des médecins hyperbares, il me semble qu’il convient néanmoins d’être particulièrement responsable et attentifs… si nous souhaitons tout simplement pouvoir continuer à plonger.
Il ne s’agit pas seulement ici de l’effet du COVID-19 sur les plongeurs mais aussi de l’accès au soins et infrastructures en cas d’accident.

Nous pouvons facilement garder à l’esprit les conseils de base : distanciation sociale, plongées sans décompression à plus faible profondeur et limitées en temps et, enfin, prudence particulière pour les personnes peu entrainées et/ou en reprise.

Pour rappel, ces professionnels de la santé avaient déjà lancé en mai un appel urgent demandant de ne pas plonger ! Ils avaient également émis des recommandations importantes concernant la pratique de la plongée durant la pandémie.

Au vu de la fermeture des caissons hyperbares, je ne peux que vous encourager à être encore plus prudents.

En ce qui concerne la situation en France, je n’ai pas encore d’information précise sur le sujet. N’hésitez pas à les partager si vous en avez.

Fermeture des caissons hyperbares, quelle sera votre position de plongeurs et plongeuses ?

Dites-moi cela dans un commentaire ci-dessous.

Et malgré tout… n’oubliez pas d’être heureux/heureuse 🤗

Hélène

Plus d’infos sur le COVID-19 et la plongée :