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Réaliser une formation de scooter sous-marin

J’avais déjà eu l’occasion de tester la plongée avec un scooter sous-marin ou DPV (Diver Propulsion Vehicle). Pourtant, j’avais envie d’en connaître plus. J’ai alors décidé de solliciter Jérôme pour participer à une formation de scooter sous-marin. 

D’une part, car j’avais envie d’être en situation d’apprentissage. D’autre part, car je me réjouissais aussi de découvrir les compétences pédagogiques que je soupçonnais chez mon ami.

Pourquoi plonger en scooter sous-marin  👉  Plonger sans palmer

Rendez-vous est pris, une journée d’octobre sur le site de plongée d’Ekeren. 

Un peu de théorie…

On pourrait croire qu’il suffit de prendre la machine en main et d’aller directement dans l’eau. Cependant, la réalité de la formation de scooter sous-marin est toute autre.

En effet, avec mes binômes du jour, nous devons d’abord comprendre les spécifications techniques de l’outil. Quelques précisions sur les différents modèles, sur leur composition et, important, sur leur entretien.
Point de vue théorie, cette formation de scooter sous-marin appuie aussi sur le matériel, l’entretien, la planification de la plongée au regard de la spécificité du DPV et les procédures particulières notamment pour remorquer une personne ou être remorqué.

Alors que j’écoute Jérôme, je me dis que le côté technique des machines ne m’intéresse décidément pas. Pourtant, mon instructeur du jour se montre très pédagogue. Aussi, j’assimile facilement les informations nécessaires.

Intérieur d'un scooter sous-marin montré dans le cadre d'une formation.

… Avant de se mettre à l’eau

Lorsque l’heure de se mettre à l’eau arrive, il est alors temps d’effectuer les réglages particuliers chez chacun et chacune. Il faut dire que l’originalité de cette formation de scooter sous-marin est que les apprenants sont tous équipés différemment. Pour ma part, j’ai un bloc de 15 litres tandis que mes compères du jour ont l’un un bi-bouteille, l’autre un recycleur. De quoi mettre de la variété et pouvoir cibler les forces et faiblesses de chacune des configurations.

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Sous l’eau, il nous faut réaliser plusieurs exercices parmi lesquels : apprendre à tourner, s’arrêter, réaliser un évitement d’urgence, se placer dans une position optimale, parquer son scooter sous-marin… Mais également pouvoir remorquer de la meilleure façon possible un binôme. Ou se faire tracter. 

Scooter sous-marin ou DPV dans l'eau à Ekeren.
Hélène Adam, étonnée, sous l'eau.

Fin de formation et validation

En fin de journée, lorsque Jérôme estime que nous avons acquis toutes les compétences minimales pour répondre aux standards de la formation de scooter sous-marin, il valide notre niveau et nous laisse aller explorer le plan d’eau avec les DPV.

La plongée en scooter sous-marin est tout à fait particulière. Là les poissons ne s’effrayent pas de nous voir arriver. Finalement nous évoluons au milieu d’eux, les survolons, les repérons de loin. J’ai d’ailleurs pu voir, pour la première fois (oui, je sais c’est dingue !), une grosse anguille en eau douce.

Plonger avec un DPV est reposant. En effet, comme on se laisse glisser derrière l’appareil, on ne ressent aucune fatigue particulière. La consommation de gaz en est dès lors limitée.  Il nous faut cependant être vigilants aux variations de profondeur. En effet, nous pouvons rapidement nous retrouver quelques mètres plus bas ou plus haut. Prudence donc.
Un intérêt de ce type de machine réside aussi dans la possibilité d’aller explorer des endroits éloignés, encore peu (pas?) plongés.

Hélène Adam durant sa formation avec un scooter sous-marin.

Mon avis sur la formation de scooter sous-marin

On peut certainement apprendre par soi-même à utiliser un scooter sous-marin ou DPV. Je l’avais déjà expérimenté à deux reprises. Pourtant, au travers de cette formation, j’ai pu me rendre compte que j’avais dans mes vécus passés fait des erreurs par méconnaissance. 

Aussi, je ne peux que vous encourager à vous former auprès d’une personne expérimentée ou avec un professionnel comme Jérôme. Pour encore plus de plaisir et de sécurité. 

Mon retour personnel est que ce fut instructif (partie théorique), amusant (partie aquatique) et fun (la liberté de pouvoir se lancer seuls).

Jérôme Decamp avec Hélène Adam

Le scooter sous-marin, ça vous tente ? Vous pourriez suivre une formation sur cette manière de plonger ? 

Dites-moi cela en commentaire de ce post.

Et surtout… pensez à être heureux/heureuse 🤗

Hélène