Comprendre la surpression pulmonaire en 60 secondes (et ne plus jamais oublier) ?

Impossible de pratiquer la plongée sous-marine sans avoir entendu parler de la surpression pulmonaire.

Accident de plongée des plus graves, la surpression pulmonaire provoque malheureusement quasi toujours des complications respiratoires et mène encore trop souvent à la mort.

Cela tombe donc sous le sens qu’il est utile, important et essentiel d’en connaitre le fonctionnement lorsque l’on veut s’immerger dans une activité de plongée sous-marine.

Si vous souhaitez comprendre et visualiser son mécanisme en quelques secondes (et ne plus l’oublier), rendez-vous tout en dessous de cet article pour regarder la vidéo. Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur son fonctionnement et sur la manière de l’éviter, c’est ici :

Vous avez dit surpression pulmonaire ?

La surpression pulmonaire est classée dans les accidents de plongée appelés barotraumatismes : baro (pression) et trauma (dommage à l’organisme)
La surpression pulmonaire est donc le fruit d’un dommage causé, par une différence de pression trop grande, aux poumons.

En effet, si les poumons sont des organes magnifiques nous permettant de respirer infatigablement tout au long de notre vie, ils sont néanmoins très sensibles aux différences de pressions. Pression que nous plongeurs et plongeuses rencontrons dès l’instant où nous nous immergeons.

En appliquant la loi de Boyle et Mariotte simplifiée (Pression X Volume = Constante), on comprend que l’air inspiré en profondeur va se dilater pendant la remontée jusqu’à causer des dommages aux poumons s’il n’est pas expiré. La surpression pulmonaire n’est donc rien d’autre qu’un effet de la dilatation excessive des poumons lors de la remontée vers la surface durant votre plongée.

Les scientifiques estiment que la résistance des poumons à la différence de pression est de l’ordre de 0,2 à 0,3 bar ce qui équivaut à une profondeur de 2 à 3 m.

Il est donc possible (et cela est déjà arrivé !) d’avoir une surpression pulmonaire en piscine (lors d’un exercice sur bouteille à -3, 5m par exemple)… Avec les conséquences qu’elle suppose.

Comment survient la surpression pulmonaire ?

La surpression pulmonaire arrive lorsque l’air qui se dilate à la remontée n’arrive plus à s’évacuer suffisamment vite des poumons.

Cela peut être le cas lors :

  • D’une remontée trop rapide qui ne permet pas à l’air de s’échapper assez rapidement, par exemple en cas de panique
  • D’un blocage de la glotte, par exemple en « buvant la tasse »
  • Des effets d’une maladie pulmonaire aiguë, infectieuse ou chronique
  • D’un blocage volontaire (ou involontaire) de la respiration par exemple lors d’une remontée à deux sur un embout en cas de panne d’air quand l’exercice n’est pas maîtrisé.

La surpression pulmonaire survient généralement dans les 10 mètres en dessous de la surface.

Comment l’éviter ?

Le meilleur moyen d’éviter la surpression pulmonaire est de respirer normalement durant la remontée à vitesse contrôlée et de ne jamais bloquer la respiration.

Il est intéressant d’apprendre aux plongeurs et plongeuses à regarder régulièrement vers le haut lors des remontées en plongée. Outre le fait de permettre à l’air de s’échapper en cas de trop plein, cela leur servira également à voir s’il y a un obstacle éventuel au-dessus d’eux 😉

En résumé, à faire lors de la remontée :

  • Expirer
  • Contrôler sa vitesse
  • Privilégier une attitude en extension (regarder vers le haut)
  • Ne JAMAIS plonger en cas de contre-indication médicale (bronchite par exemple)
  • Si la mer est formée, effectuer les paliers à – 6m (pour ne pas subir le ressac ou la houle)

Comment reconnaître une victime de surpression pulmonaire ?

Les principaux symptômes sont :

  • Difficulté à respirer
  • Crachats rosâtres
  • Douleur thoracique
  • Angoisse
  • Convulsions
  • Cyanose
  • Etat de choc
  • Arrêt respiratoire
  • Accélération du pouls
  • Syncope

Si votre binôme présente tout ou certains de ces symptômes, appelez sans hésiter et immédiatement les secours et donnez-lui, si possible, de l’oxygène jusqu’à l’arrivée de ceux-ci.

Qui peut être sujet à la surpression pulmonaire ?

La réponse est évidemment tout le monde même si au final elle touche principalement des débutants, des personnes présentant une contre-indication médicale et/ou des personnes qui effectuent un exercice à proscrire tel que la remontée sans embout.

Même si cet exercice a très certainement eu son utilité à une époque où on utilisait du matériel moins performant et ou moins fiable qu’aujourd’hui, il n’apporte plus d’intérêt à l’heure actuelle.

Je ne peux que vous conseiller de refuser dans tous les cas de pratiquer cet exercice aussi dangereux qu’inutile !

Votre vie vaut bien plus que le passage d’un brevet et il existe de nombreuses agences de certification qui vous délivreront un brevet de plongée de très grande qualité, en toute sécurité sans effectuer ce type d’exercice accidentogène.

Comment comprendre la surpression pulmonaire en quelques secondes (et ne plus jamais oublier) ?

Il y a quelques années, dans le cadre de sa formation de moniteur avec DDIVE, Cédric S. a réalisé cette courte vidéo, claire et explicite. Jeune plongeuse à l’époque, la vue de cette vidéo m’a instantanément fait comprendre les dangers de la surpression pulmonaire.

A voir pour comprendre la surpression pulmonaire en un instant et ne plus jamais oublier :

La surpression pulmonaire est très certainement un des accidents parmi les plus dangereux si pas le plus dangereux en plongée sous-marine.

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Vous avez une expérience à raconter à propos de ce sujet ? Vous avez des questions – informations à partager ?

Racontez moi vos expériences dans un commentaire ci-dessous, ça me fera vraiment plaisir d’échanger avec vous.

Et surtout, … n’oubliez pas d’être heureux 🤗

Hélène

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